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RÉSUMÉ

Titre: L’impact de l’activité physique sur la santé physique et mentale chez les survivantes du cancer du sein au cours du temps.
Investigatrice principale: Catherine Sabiston, Ph. D. (Université McGill )
Co-investigateurs: Jennifer O’Loughlin, Ph.D. (CHUM, Université de Montréal), Carsten Wrosch, Ph.D. (Université Concordia)

Selon la Société canadienne du cancer, une femme sur neuf recevra le diagnostic du cancer du sein au cours de sa vie et plus de 85% des femmes y survivront. En comparaison avec les femmes du même âge sans cancer, les survivantes au cancer du sein sont à risque plus important de conditions chroniques telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’ostéoporose, l’abaissement des fonctions physiques et la dépression. Ce risque plus élevé de comorbidités peut être le résultat d’une prédisposition génétique ou des traitements contre le cancer, mais aussi de facteurs tels que l’âge, le bas niveau d’activité physique et le surpoids. Près de 50 % des survivantes au cancer du sein sont en surpoids ou obèses, et le sédentarisme est plus prévalent en comparaison avec les autres survivantes qui ont un poids santé.

Une participation adéquate à des activités physiques s’avère bénéfique autant pour la santé physique qu’émotionnelle. Des preuves démontrent que les survivantes au cancer du sein qui participent à des exercices vigoureux régulièrement ont amélioré leur force, leur capacité aérobique et leur composition corporelle. De plus, l’exercice régulier est associé à un meilleur sommeil, à des profils de risques plus favorables et améliore les expériences de bien-être subjectif. On y associe aussi la diminution de la détresse émotionnelle chez plus de 55 % des femmes considérées comme inactives.

Un mode de vie basé sur l’activité physique est une stratégie qui aide les individus sédentaires à adopter un mode de vie plus actif. Ce modèle suggère d’exercer un total quotidien de 30 minutes d’activité d’une intensité moyenne à intense, planifié ou non, incluant tous les loisirs et toutes les tâches autant au travail qu’à la maison. Nos études ont démontré qu’un mode de vie basé sur l’activité physique est un tremplin vers l’exercice traditionnel pour les femmes sédentaires ayant un excès de poids. Par contre, l’impact longitudinal du mode de vie basé sur l’activité physique en termes de bien-être subjectif, de fonctions biologiques et de santé physique chez les survivantes ayant un surpoids n’a pas encore été étudié.

Cette étude a pour objectif d’examiner l’influence au cours du temps d’un mode de vie basé sur l’activité physique en termes de bien-être subjectif, de fonctions biologiques et de santé physique chez les survivantes du cancer du sein. En plus, nous étudierons les facteurs psychologiques probables liés aux comportements dus à un mode de vie basé sur l’activité physique. Chez les populations vieillissantes les personnes qui sont motivées à faire face aux conditions menaçantes pour leur vie, qui sont aptes à se distancer des buts inatteignables et de viser de nouveaux buts ont plus de chance de s’engager vers les résultats d’un mode de vie basé sur l’activité physique. Nous émettons l’hypothèse que les survivantes du cancer du sein avec ces caractéristiques sont plus aptes à s’engager dans un mode de vie basé sur l’activité physique.

Pour rencontrer ces objectifs, nous récolterons des données autodéclarées et objectives provenant de 200 femmes qui ont été traitées pour le cancer du sein et qui ont reçu de la chimiothérapie en fonction de stratégies autorégulées (contrôle des agents menaçant pour la vie, désengagement des objectifs), d’un mode de vie basé sur l’activité physique (podomètre, accéléromètre, autodéclaration), du bien-être subjectif (croissance psychologique, détresse émotionnelle), des fonctions biologiques (cortisol, protéine C-réactive et des problèmes liés à la santé physique). Ces données seront récoltées 6 fois au cours des 18 premiers mois suivant les traitements pour le cancer du sein.

Les résultats de cette étude fourniront des évidences longitudinales qu’un mode de vie basé sur l’activité physique est un précédent à la santé physique et émotionnelle chez les survivantes au cancer du sein vivant avec un surpoids. Cette étude est une première étape vers une meilleure compréhension d’un mode de vie plus actif chez les femmes d’un groupe vulnérable et les résultats aideront à mettre en place des stratégies de promotion et de réglementations ciblées et efficaces dès le tout début de la période de survie du cancer su sien